de l’importance des abeilles et des pollinisateurs

« Si l’abeille devait disparaître de la surface du globe, l’humanité n’aurait plus que quelques années à vivre. »

Vous avez déjà dû l’entendre plusieurs fois cette citation qui fait froid dans le dos !
Attribuée – à tort semble t il- à A. Einstein, il faut bien reconnaître que cette phrase n’est pas tout à fait juste. Si l’abeille et les pollinisateurs dont elle est l’emblème venaient à disparaître, ce sont 3/4 des espèces végétales que nous consommons qui seraient éliminés. Le riz, le blé, le maïs seraient toujours là, mais notre équilibre alimentaire en prendrait un coup et sans les fruits, légumes et légumineuses qui nécessitent une pollinisation, nos assiettes seraient bien tristes et pauvres.

Si la citation n’est pas exacte, elle révèle bien l’urgence de la situation dans laquelle se trouve notre biodiversité. Et si les abeilles venaient effectivement à disparaître, non seulement l’écosystème planétaire tout entier en serait affecté, mais aussi l’économie car on considère que les services de pollinisation rendus par les abeilles équivalent, en France pour l’année 2005, à 2,3 milliards d’euros (source ITSAP)

Les facteurs de disparitions*

On reconnaît à la disparition des abeilles domestiques plusieurs causes dont la réduction du garde manger (à cause des monocultures intensives sur de très grandes surfaces, de la disparition des haies…), les parasites (dont le varroa apparu dans les années 80 et le frelon asiatique introduit accidentellement en France en 2004), les pesticides qui ne tuent pas directement les abeilles mais perturbent leur sens de l’orientation, elles ne retrouvent plus leur ruche et en meurent. Le changement climatique serait aussi cause du déclin des abeilles car il entraîne des sécheresses mais aussi des hivers plus doux qui affaibliraient nos pollinisatrices.
D’autres raisons sont encore avancées, pour certaines controversées, mais le cocktail de plusieurs de ces facteurs est aussi une piste qui permettrait d’expliquer la forte mortalité des abeilles amorcée dans les années 60 et qui s’est intensifiée depuis la fin des années 90 dans le monde entier (jusqu’à 80% du cheptel dans certaines régions du monde selon l’ONU).

André, notre producteur de miel de sarriette se souvient du temps « d’avant » où les abeilles ne rencontraient pas les problèmes d’aujourd’hui. On peut l’écouter en cliquant ici: l’apiculture et la biodiversité en danger

 

*source science.gouv.fr

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